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Nous sommes des jeunes de 14 à 18 ans accompagnés par des artistes et pendant 8 jours nous avons imaginé, créé, construit, filmé, animé, écrit l’envol dans la cour de l’Arsenal de la citadelle d’Arras. Nous avons présenté au public le 14, 15 et 16 août le résultat de cette aventure  à travers un parcours présentant nos créations collectives ainsi que nos recherches, tests et expériences.

© Comment tu fais ça ?
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EN IMAGES L’équipe

Pauline Lavogez

Plasticienne, directrice artistique


Loup Blaster

Réalisatrice de film d’animation, illustratrice


Gauthier LELEU

Designer produit, maquettiste


Anaïs Descarpenterie

Plasticienne

Adélaïde Devos

Designer

Anne Lefebvre

Clown

Anne Bourrasé

Photographe, vidéaste

Elise Lavogez

Chargée de communication


Marc Lavogez

Professeur et formateur

Grâce à l’atelier organisé par l’association Comment tu fais ça ?,  j’ai pu découvrir le principe de la photographie argentique. Vous savez l’ancêtre de l’appareil numérique ? L’appareil qui a révolutionné le monde de l’image de part sa capture. Pour la prise de vue, les réglages sont les mêmes que sur nos appareils numériques seulement on est dans l’incapacité de visualiser notre  photo. C’est à la fois perturbant et amusant de découvrir la photographie lors du développement dans les bacs.

Oui, la photographie argentique, ça se développe à la main dans une pièce noire comme on peut voir dans de nombreux films. Ce qui est intéressant c’est que l’on peut varier les contrastes des photos avec  divers papiers et différents filtres. On observe alors l’impact de la lumière.

Et lorsque l’on voit apparaître les dépôts de noirs sur le papier, on se dit que c’est vraiment notre photo. Des réglages sur l’appareil, du dévelop- pement de la pellicule, puis de l’utilisation du papier et des filtres, on a dû faire des choix et c’est ce qui crée la photo.

Pour résumer, la photo ne se réalise pas seulement au déclenchement mais se construit aussi après.

Maintenant je vois le monde en noir et blanc.


NADEGE


IMAGE 1, Dans ma tête

Un clown maladroit, au bord du précipice, qui rêve de grands voyages.

Jamais il ne sautera. Tout se passe dans ses rêves.


IMAGE 2, Site internet

Un bonnet d’aviateur en cuir, années 50. Chaque clown sera aviateur

et avion en même temps. Un escadron volant au sol.


IMAGE 3, Cour de l’Arsenal

Damien et Jessy ont accepté de travailler sur les pensées qui s’envolent.

C’est pour la vidéo de Capucine.

On compte les cailloux de la cour de l’Arsenal, on embrasse les murs

en les remerciant, et on se déplace en longeant les murs comme des

espions. Nous venons d’inventer le mode « discret ».


IMAGE 4, Locaux de la citadelle

Damien et Jessy face au mur blanc de la salle du fond. Leurs bras oscillent

lentement. Je vois des ailes de Goëland. Je trouve ça beau. Je leur dis.

Ils sont si concentrés et appliqués que je pourrais les regarder longtemps

comme ça...


IMAGE 5, Cour de l’Arsenal et marché d’Arras

Jessy a envie de grimper partout. Alors il grimpe à la gouttière, à la

fenêtre, le long du mur.

Au début je dis : « Non, Jessy, descends s’il te plaît », mais ça me fait

sortir du jeu et répéter beaucoup, et surtout ça donne à Jessy envie de

grimper encore plus.

Alors j’ai une idée : «  Voilà, tu t’appelles Titi et t’es un poussin qui rêve

de s’envoler et qui grimpe partout. On va tous te crier : Titi, descends !

Mais toi, tu obéiras qu’à la troisième fois.

Le lendemain, au marché. Titi/ Jessy grimpe sur l’horodateur, il est à

fond, il fait « cui cui ».

Les autres membres de l’escadron échangent des regards et l’appellent

trois fois : «  Titi, descends ! ».

Les gens s’attroupent, sourient, s’approchent, demandent des flyers...


IMAGE 6, Petits flashs

Capucine traverse l’allée du marché en mode «  patrouille de France ».  

Gauthier est en mode «  discret  » à plat ventre dans l’herbe, face aux

bureaux de la communauté urbaine.

Mario a distribué tous les flyers. Il a fait tous les étalages, est entré dans

tous les commerces. Mario ne fait jamais les choses à moitié.

Damien a donné rendez-vous à sa maman au marché pour qu’elle

puisse le voir à l’œuvre. Au retour, sa mémoire le trahit et il raconte aux

autres qu’il est tombé par hasard sur sa mère au marché.

Nous sommes au garde à vous le long du passage piétons. Nous

saluons le commandant qui attend patiemment au volant de sa voiture.

Blandine essaie de convaincre des ouvriers casqués perchés sur leur

échafaudage de venir voir l’exposition.


IMAGE 7, Cour du gîte d’Agny

On me réclame « les baguettes de pain » comme la dernière fois.

Les baguettes de pain, c’est quand tu roules la chair du bras autour de

l’os, comme si tu pétrissais la pâte.

On est par deux, et on roule on roule les baguettes. Toucher bienveillant

et tonique. Et on partage le plaisir d’être ensemble et d’habiter un peu

plus notre corps.


IMAGE 8, Marché de la place Verlaine

Il pleut. L’escadron s’abrite sous le auvent d’une boucherie Hallal et fait

la Ola aux clients qui entrent.


IMAGE 9, Marché de la Grand Place

Une file de clients attend devant la boulangerie. L’escadron s’ajoute à la

longue queue leu leu et réclame haut et fort : « du pain ! du pain ! » C’est

la crise !

En mode « discret », tous à plat ventre, collés aux pavés. Sous nos yeux

défilent les orteils vernis, les sandalettes, les cabas pleins, les chiens....

Changement de point de vue...


IMAGE 10 Intérieur voiture

Siège arrière. Bonnet d’aviateur en cuir oublié là depuis 3 mois.

L’aventure m’accompagne encore...


ANNE L   

ET_APRES.pdf